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  <title>Guy Verhofstadt</title>
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  <updated>2013-05-21T03:30:49-04:00</updated>
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    <name>Guy Verhofstadt</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Guy Verhofstadt</subtitle>
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    <title>L'heure est venue de sévir contre le régime Orban</title>
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    <published>2013-03-25T00:00:40-04:00</published>
    <updated>2013-03-25T02:07:35-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[INTERNATIONAL - J'ai aussi à la Commission européenne et au Conseil d'activer une procédure permettant de déchoir un Etat de ses droits européens s'il est démonté qu'il existe un "risque clair de violation grave et persistante" des valeurs fondamentales européennes.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[L'Union europ&eacute;enne ne souffre pas seulement d'une <a href="http://www.huffingtonpost.fr/news/crise-de-la-dette" target="_hplink">grave crise &eacute;conomique</a>. Plusieurs Etats membres sont &eacute;galement en proie &agrave; une crise d&eacute;mocratique profonde, dont la Hongrie est le plus d&eacute;plorable exemple. Depuis l'arriv&eacute;e au pouvoir du Premier ministre Viktor Orban et de son parti, le Fidesz, en avril 2010, l'Etat de droit est en effet menac&eacute; dans ce pays soumis &agrave; une v&eacute;ritable fr&eacute;n&eacute;sie juridique. Pas un jour ne passe sans que le Parlement n'adopte des l&eacute;gislations controvers&eacute;es, comme les lois restreignant la libert&eacute; de la presse, et la Constitution elle-m&ecirc;me, pourtant d&eacute;crite par Viktor Orban comme "solide comme le granit", a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;crite quatre fois, plongeant Budapest dans l'instabilit&eacute; et l'impr&eacute;visibilit&eacute;.<br />
<br />
Tout ceci a &eacute;t&eacute; rendu possible gr&acirc;ce &agrave; la majorit&eacute; des deux tiers obtenue par Viktor Orban lors de son &eacute;lection et dont il use et abuse depuis, convaincu que cette force ne lui donnait pas de responsabilit&eacute; mais constituait une opportunit&eacute; pour consolider son pouvoir absolu sur tous les rouages de l'Etat. Pourtant, &ecirc;tre politiquement majoritaire n'entraine pas n&eacute;cessairement d'avoir raison juridiquement. C'est ce que s'&eacute;chinent &agrave; d&eacute;noncer la soci&eacute;t&eacute; civile hongroise et les organisations des droits de l'homme, les institutions europ&eacute;ennes et internationales, et m&ecirc;me les &Eacute;tats-Unis d'Am&eacute;rique, qui s'inqui&egrave;tent depuis des mois de l'"Orbanisation" de la Hongrie.<br />
<br />
Un point de non-retour a cependant &eacute;t&eacute; atteint le 11 mars dernier avec l'adoption par le Parlement hongrois d'un quatri&egrave;me amendement &agrave; la Constitution, alors m&ecirc;me que la Commission europ&eacute;enne avait demand&eacute; le report du vote dans l'attente de l'avis de la commission de Venise, l'organe consultatif du Conseil de l'Europe visant &agrave; promouvoir l'esprit du droit constitutionnel de l'UE. La majorit&eacute; Fidesz avait toutes les mauvaises raisons de ne pas tarder, sachant fort bien quel aurait &eacute;t&eacute; le commentaire de cette Institution. De fait, avec cette nouvelle r&eacute;forme de la Loi Fondamentale, le Conseil constitutionnel ne disposera plus des bases juridiques qui lui avaient permis jusqu'alors de s'opposer &agrave; une s&eacute;rie de projets gouvernementaux liberticides: la criminalisation des sans-abris, la d&eacute;finition restrictive de la famille aux seuls couples mari&eacute;s avec enfant, l'interdiction de mener une campagne &eacute;lectorale ou m&ecirc;me de faire de la publicit&eacute; politique dans les m&eacute;dias priv&eacute;s, la limitation de la libert&eacute; religieuse, l'obligation faite aux &eacute;tudiants boursiers de d'abord travailler en Hongrie, la suppression de l'autonomie financi&egrave;re pour les universit&eacute;s et l'enseignement sup&eacute;rieur.<br />
<br />
Cette r&eacute;forme va aussi permettre &agrave; Viktor Orban de museler la justice en r&eacute;activant une disposition qu'il n'&eacute;tait pas encore parvenu &agrave; faire passer: mettre &agrave; la retraite d'office les magistrats de plus de 62 ans, ce qui revient &agrave; &eacute;purer toute la haute magistrature. Et pour faire bonne mesure, et s'assurer que les nouveaux juges seront bien &agrave; la botte du r&eacute;gime, il est pr&eacute;vu que la pr&eacute;sidente du Conseil sup&eacute;rieur de la magistrature, T&uuml;nde Hando, pourra seule d&eacute;signer les juges en dernier ressort. Mme Hando n'est autre que l'&eacute;pouse de Jozsef Szajer, le principal r&eacute;dacteur de la nouvelle Constitution, d&eacute;put&eacute; europ&eacute;en et vice-Pr&eacute;sident du Parti Populaire europ&eacute;en, le groupe o&ugrave; si&egrave;ge l'UMP, et qui persiste, contre toute raison et principe, &agrave; d&eacute;fendre becs et ongles le r&eacute;gime autoritaire de Viktor Orban.<br />
 <br />
Les d&eacute;mocrates et lib&eacute;raux au sein du Parlement europ&eacute;en sont vent debout contre cette sinistre farce constitutionnelle. Nous avons r&eacute;clam&eacute; et obtenu la tenue d'un d&eacute;bat sur la situation politique en Hongrie lors de notre prochaine session pl&eacute;ni&egrave;re &agrave; Strasbourg en avril. J'ai aussi demand&eacute; &agrave; la Commission europ&eacute;enne et au Conseil d'activer l'article 7 du Trait&eacute; de Lisbonne, une proc&eacute;dure permettant de d&eacute;choir un Etat de ses droits europ&eacute;ens s'il est d&eacute;mont&eacute; qu'il existe un "risque clair de violation grave et persistante" des valeurs fondamentales europ&eacute;ennes. J'esp&egrave;re qu'il y aura la volont&eacute; politique d'utiliser cet instrument car selon moi, le stade du risque est d&eacute;j&agrave; d&eacute;pass&eacute; et nous avons chaque jour la preuve de violation grave et persistante de l'Etat de droit et des principes d&eacute;mocratiques. Pour que l'article 7 soit activ&eacute;, il faut une majorit&eacute; des deux tiers. Qu'escompte faire le PPE?<br />
<br />
Cette question, la droite conservatrice au Parlement europ&eacute;en ne pourra longtemps encore l'&eacute;luder. Ivre de son impunit&eacute; politique, le r&eacute;gime Orban est en effet entr&eacute; dans une spirale incontr&ocirc;lable de provocations. Ainsi, lors la F&ecirc;te nationale, le 15 mars, une s&eacute;rie de distinctions et de m&eacute;dailles ont &eacute;t&eacute; remis &agrave; des journalistes, musiciens et autres personnalit&eacute;s ouvertement et violement antis&eacute;mites, et dont le racisme et la x&eacute;nophobie sont d'ailleurs le seul talent. Cette d&eacute;rive doit cesser. Nous le devons non seulement aux Hongrois - mais &agrave; l'Europe elle-m&ecirc;me.]]></content>
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    <title>The Time Has Come for the European Union to Take Firm Measures Against the Orban Regime</title>
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    <published>2013-03-20T05:48:50-04:00</published>
    <updated>2013-05-20T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Viktor Orban has considered his party's political majority not as a responsibility, but as an opportunity to consolidate his party's grip on the state, media and judiciary. International and European institutions, civil society and human rights organisations, opposition parties, and even the United States, have closely scrutinised and criticised the gradual 'Orbanization' of Hungary.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[The EU is not only experiencing an economic crisis. Even more worryingly, it is suffering a democratic crisis in its Member States - including, among others, Hungary. Since the arrival to power of prime minister Viktor Orban and his conservative party FIDESZ, Hungary has gone through a set of dramatic changes to its legal system. Not only has the Hungarian Parliament adopted a new piece of legislation almost every day, among them some highly controversial laws which have restricted media freedom. It has also adopted a new constitution, which despite being described by Orban as "solid as granite" has already been amended four times, showing the instability and unpredictability faced by Hungarians every day.<br />
<br />
This has all been made possible by an electoral law which enables the parliament to change all rules with a two-thirds majority. Having a political majority should not mean riding roughshod over the minority, but taking their views onboard. However, Viktor Orban has considered his party's political majority not as a responsibility, but as an opportunity to consolidate his party's grip on the state, media and judiciary. International and European institutions, civil society and human rights organisations, opposition parties, and even the United States, have closely scrutinised and criticised the gradual 'Orbanization' of Hungary. <br />
<br />
The last straw was the adoption on 11 March by the Hungarian Parliament of a Fourth Amendment to the constitution, ignoring requests by EU institutions to delay the changes until the Venice Commission - a Council of Europe expert body composed of former constitutional judges - had given its opinion. This decision flies in the face of Hungarian Constitutional Court rulings and criticism from the Venice Commission over a large number of controversial laws, which have now simply been inserted directly into the constitution. These include the possibility of criminalising homelessness, a restrictive definition of family, a ban on political advertisements in the commercial media, and strict state control over religious establishments which violates freedom of religion. Other new measures include linking state grants for students to an obligatory period of domestic employment after graduation, as well as the abolition of the autonomy of universities and higher education institutions in financial matters. <br />
<br />
Many of these measures had previously been rejected by Hungary's Constitutional Court. But now, the court has had its powers radically curtailed, impeding its ability to review the constitutionality of amendments to the constitution and restricting its powers in relation to budgetary matters. Finally, the independence of the judiciary has also been threatened by the Fourth Amendment, meaning that the FIDESZ-appointed president of the National Judicial Office now has the last word over which court tries which case. <br />
<br />
The ALDE Group within the European Parliament has strongly criticised this new set of amendments. We have called for a debate during our plenary session of April. And I have called on the European Commission and Council to activate Article 7 of the EU Treaty to start the procedure to determine if there is a 'clear risk of a serious breach' by Hungary of the European values of democracy, rule of law and fundamental rights that we all subscribe to. If the risk is judged as being a 'serious and persistent breach,' Hungary would be invited to submit its observations and the European Council could decide by qualified majority to suspend certain rights, including voting rights. Far from being a nuclear option, as it is often described, this is a formal procedure that is available to handle such situations if the political will to use it is there. <br />
<br />
Let me be very clear. I believe that we are far beyond the 'risk' situation. We are clearly faced with a 'breach' that it persistent and systematic. I intend to call on the European Parliament to initiate the Article 7 procedure. And in particular I urge the European People's Party (EPP) to support such a procedure. In effect, as a two-thirds majority is required in the parliament, the final decision will be in the hands of the EPP.  Of which FIDESZ is a member and Orban is a vice-president. <br />
<br />
In recent days an anti-Semite journalist and an extreme right-wing musician have been honoured by Zoltan Balog, the Hungarian Minister of Human Resources. Enough has got to be enough. I call on all those of us in Europe who believe that our continent is built on a set of common values and fundamental rights. That the Union is only as strong as the principals it adheres to itself. And who recognise that the time has come to take firm measures to stop the drift of Hungary away from democracy, the rule of law and fundamental rights. We owe it not only to the Hungarians- but to Europe itself.]]></content>
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    <title>EU Budget Deal Not Good Enough</title>
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    <published>2013-03-13T19:00:00-04:00</published>
    <updated>2013-05-13T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[It makes no sense to vote on a budget for the next seven years when the context is likely to have changed dramatically. Even the Soviet Union only planned five years ahead. Rather than being tied down to a seven year austerity budget, there should be a binding review around 2015 which would allow the next democratically elected European Parliament to have its say.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[The European Parliament has now clearly stated its opposition to the proposal from heads of state on the EU's long-term budget, with the vast majority of MEPs listing several key demands before any deal can be signed off.<br />
 <br />
My own group decided already at the end of February that we would not contest the 3.3% overall budget cut that was agreed in the European Council earlier that month. At a time when national governments and individual taxpayers are feeling the pinch of recession, it is hard to argue that the EU should not be tightening its belt as well. However, we believe that the overall structure of the budget was insufficiently oriented towards policy areas that will support economic growth - such as R&amp;D, infrastructure and the digital agenda.<br />
 <br />
The deal reached by EU heads of state was not a budget of the future, but a budget of the past. The proposed 9billion euros set aside for expanding broadband networks was cut to just 1billion. Agricultural spending was left almost untouched, at almost 40% of the entire budget, and the deductions which were made were largely from rural development rather than direct subsidies. Planned spending on research and development was cut, while the budget for growth and competitiveness - including funds to help address the growing scourge of youth unemployment - was also slashed. This may have been a good compromise for national treasury officials, all seeking to minimise their contributions and maximise their receipts while defending their own national vested interests. However, it was not a good deal for the many citizens across Europe who depend on EU programmes. That is why we are calling for a more modern, forward-looking budget which promotes competitiveness and innovation, not one based on Europe's needs in the 1960s.<br />
 <br />
We also need to improve flexibility, so that the EU is able to adapt to changing circumstances and spend money as effectively as possible - taking unspent money from some areas and investing in others. In addition, it makes no sense to vote on a budget for the next seven years when the context is likely to have changed dramatically. Even the Soviet Union only planned five years ahead. Rather than being tied down to a seven year austerity budget, there should be a binding review around 2015 which would allow the next democratically elected European Parliament to have its say.<br />
 <br />
Finally, we believe that there should be a long-term move towards giving the EU its own financial resources so it is no longer dependent on national contributions. This will help prevent the constant horse-trading between member states which always results in a lowest-common-denominator outcome. Various proposals have already been made, such as a 'Robin Hood tax' on financial transactions, or a share of the profits from the EU's carbon emissions trading scheme. In any case, we should not wait another seven years before addressing this vital issue.<br />
 <br />
The next stage is for representatives of the European Parliament to negotiate with heads of state in the Council, before a final vote in Parliament expected sometime in June. Let us hope that we can get a better deal for taxpayers across the EU, one that makes the best use of scarce resources whilst prioritising future growth, innovation and jobs.]]></content>
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    <title>Pourquoi le Parlement européen n'approuvera pas la loi de programmation budgétaire européenne 2014-2020</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guy-verhofstadt/parlement-europeen-vote-budget_b_2685860.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2685860</id>
    <published>2013-02-15T00:00:13-05:00</published>
    <updated>2013-04-16T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[EUROPE - Il y a sept ans, Tony Blair n'avait eu qu'un mot pour qualifier les négociations sur la loi de programmation budgétaire européenne pour les années 2007-2013 qu'il avait menées en tant que Président, à l'époque, du Conseil européen: "Never Again". Son augure ne s'est finalement pas révélée prophétique.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[EUROPE - Il y a sept ans, Tony Blair n'avait eu qu'un mot pour qualifier les n&eacute;gociations sur la loi de programmation budg&eacute;taire europ&eacute;enne pour les ann&eacute;es 2007-2013 qu'il avait men&eacute;es en tant que Pr&eacute;sident, &agrave; l'&eacute;poque, du Conseil europ&eacute;en: "<em>Never Again</em>".<br />
<br />
<strong>Son augure ne s'est pas r&eacute;v&eacute;l&eacute;e proph&eacute;tique</strong><br />
<br />
C'est le moins que l'on puisse dire, car sept ans plus tard, c'est pire encore.<br />
<br />
Non seulement la n&eacute;gociation a donn&eacute; une nouvelle fois lieu &agrave; de mesquins maquignonnages, mais surtout, au final, le cadre financier pour les investissements en Europe se r&eacute;duira en 2014-2020 par rapport &agrave; la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente. C'est <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/08/budget-ue-merkel-hollande-cameron-croissance_n_2643008.html" target="_hplink">un accord pour moins d'Europe</a> au moment o&ugrave; nous avons besoin de plus d'Europe. Plus d'Europe pour prot&eacute;ger l'euro. Plus d'Europe pour lutter contre la crise &eacute;conomique. Plus l'Europe pour conserver notre influence dans le monde.<br />
<br />
<blockquote><strong>LIRE AUSSI:</strong><br />
<br> &raquo; <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/08/budget-ue-merkel-hollande-cameron-croissance_n_2643008.html" target="_hplink">Compromis en vue et enveloppe r&eacute;vis&eacute;e &agrave; la baisse</a><br />
<br> &raquo; <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/08/budget-ue-cameron-merkel-hollande-2014-2020_n_2646208.html" target="_hplink">Hollande pr&eacute;serve la PAC mais abandonne son Europe de la croissance</a><br />
<br> &raquo; <a href="http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/conseil-europeen-vote-budget_b_2678332.html?utm_hp_ref=france" target="_hplink"><em>Le vote du Conseil europ&eacute;en: une mauvaise nouvelle peut en cacher une bonne!</em></a> par Corinne Lepage</blockquote><br />
<br />
La Commission europ&eacute;enne avait fait des propositions &agrave; la fois ambitieuses, afin que le budget europ&eacute;en soit davantage tourn&eacute; vers la croissance et l'emploi, et r&eacute;alistes, pour tenir compte de la di&egrave;te budg&eacute;taire &agrave; laquelle doivent s'astreindre les Etats membres. Ce sont pourtant ces investissements cruciaux pour notre avenir, dans les infrastructures de recherche, de t&eacute;l&eacute;communications, d'&eacute;nergie et de transport, qui ont le plus fait les frais des coupes claires op&eacute;r&eacute;es par les chefs d'Etat et de gouvernement europ&eacute;ens.<br />
<br />
<strong>L'UE s'engage dans le XXIe si&egrave;cle avec un budget fig&eacute; sur ses priorit&eacute;s du XXe: l'agriculture et la politique r&eacute;gionale</strong><br />
<br />
Autre s&eacute;rieuse pr&eacute;occupation: cette loi de programmation budg&eacute;taire planifie ouvertement le d&eacute;ficit! Les Vingt Sept ont en effet pr&eacute;vu plus d'engagement qu'ils n'ont provisionn&eacute; de paiements. Cela revient &agrave; refiler le mistigri du d&eacute;ficit budg&eacute;taire au plan europ&eacute;en, alors que le budget de l'UE doit r&eacute;pondre, selon les trait&eacute;s, &agrave; un imp&eacute;ratif de discipline budg&eacute;taire.<br />
<br />
Comment aussi ne pas d&eacute;plorer qu'une fois encore, le budget europ&eacute;en ne soit abond&eacute; que par des contributions nationales calcul&eacute;es au prorata du PNB respectif des Etats membres? Cette m&eacute;thode de financement ne peut conduire qu'&agrave; ce marchandage de marchands de tapis o&ugrave; les rabais le disputent aux ristournes et o&ugrave; les exemptions s'ajoutent aux petits arrangements entre amis.<br />
<br />
Pourtant, sur ce chapitre des ressources propres de l'UE, la Commission europ&eacute;enne avait &eacute;galement fait preuve d'une imagination raisonnable, comme r&eacute;server une fraction de la TVA ou de la Taxe sur les transactions financi&egrave;res pour financer le budget europ&eacute;en.<br />
<br />
<strong>Des d&eacute;penses planifi&eacute;es jusqu'en 2020</strong><br />
<br />
Cependant, &agrave; la veille des &eacute;lections europ&eacute;ennes pour la l&eacute;gislature 2014-2019, le plus inacceptable dans l'accord trouv&eacute;, c'est qu'il programme les d&eacute;penses de l'UE jusqu'en 2020.<br />
<br />
Autrement dit, les chefs d'Etat et de gouvernement entendent lier d'avance les futurs &eacute;lus du peuple avec un budget qu'ils n'auront pas eu &agrave; d&eacute;battre! C'est une atteinte inadmissible &agrave; la d&eacute;mocratie parlementaire. Nonobstant ce pari absurde fait par le Conseil europ&eacute;en d'un monde immuable et d'une rigueur ind&eacute;passable sur une si longue p&eacute;riode. M&ecirc;me en Union sovi&eacute;tique, les plans n'&eacute;taient que quinquennaux.<br />
<br />
Pour toutes ces raisons, il sera tout simplement impossible pour le Parlement europ&eacute;en d'approuver en l'&eacute;tat cette loi de programmation budg&eacute;taire. A tout le moins, les chefs d'Etat et de gouvernement devront accepter une clause de r&eacute;vision approfondie au lendemain des &eacute;lections de 2014. Et &agrave; cette date, conform&eacute;ment au Trait&eacute; de Lisbonne, le Conseil europ&eacute;en pourra statuer &agrave; la majorit&eacute; qualifi&eacute;e et non &agrave; l'unanimit&eacute;, ce qui &eacute;vitera le v&eacute;to de certains, dont le seul objectif est d'affaiblir l'UE.]]></content>
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    <title>Joint Letter From the European Parliament: EU Budget Is Greater Than the Sum of Its Parts</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.co.uk/guy-verhofstadt/eu-budget-is-greater-than-the-sum-of-its-parts_b_2611119.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2611119</id>
    <published>2013-02-03T19:00:00-05:00</published>
    <updated>2013-04-05T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[The multi-annual financial framework is not just a budget, but rather a political act, an expression of Europe's ambitions by which we commit to financing common policies and projects that are of mutual benefit. This is more, not less, relevant in times of hardship and economic crisis.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[EU budget negotiations are always strongly characterised by populist grandstanding. The current round of haggling over the &euro;1trillion, seven year budget framework is no different. The European budget is, in all its parts, an expression of our common European interest and comprises barely 1% of our combined GDP. We should first and foremost define what is necessary to be done in the interest of all our citizens, instead of constantly advocating deeper cuts to please a largely populist domestic press. 94% of the financial contributions that the member states transfer to 'Brussels' is returned through the various common policies or spent for development aid, and administrative costs make up only 6%. The idea that taxpayers money is swallowed up by an all-consuming Brussels bureaucracy is a myth.<br />
<br />
The multi-annual financial framework is not just a budget, but rather a political act, an expression of Europe's ambitions by which we commit to financing common policies and projects that are of mutual benefit. This is more, not less, relevant in times of hardship and economic crisis.<br />
<br />
We work together for a common future but, as co-legislators, we are not complacent on the need for reform. The long-term EU budget must provide added value in terms of growth-boosting investment. It must also allow for flexibility, so that the EU can better react and channel funds to where they are most needed - in particular the investments in infrastructure, innovation and skills that represent the foundations for future sustainable growth.<br />
<br />
Moreover the Union budget should return to a genuine system of autonomous revenue (own resources) which would obviate the need for the current complex system of rebates and squabbling over size of national contributions. <br />
<br />
Member States this week must demonstrate vision and responsibility for the EU over the next seven years and not cling to a blinkered strategy based on budget nationalism. We must work together to re-launch Europe around solidarity and competitiveness and not fall into the trap of selfish, nationalist positions, that will leave us all weaker and less relevant in an increasingly competitive world.<br />
<br />
<strong>Presidents of the four largest groups in the European Parliament:<br />
</strong><br />
Joseph Daul, European People's Party<br />
Hannes Swoboda, Progressive Alliance of Socialists and Democrats<br />
Guy Verhofstadt, President of the Alliance of Liberals and Democrats<br />
Rebecca Harms and Daniel Cohn-Bendit, Greens/EFA]]></content>
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    <title>The UK Is Sleepwalking to the EU Exit - It Is Time to Wake Up</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.co.uk/guy-verhofstadt/uk-is-sleepwalking-to-the-eu-exit_b_2495939.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2495939</id>
    <published>2013-01-17T10:57:21-05:00</published>
    <updated>2013-03-19T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[The only thing Cameron will achieve by seeking to renegotiate terms of membership is that Britain will be left ostracised, resented and alone. And the failure to meet expectations back home for a repatriation of powers would risk sending the UK hurtling towards the exit.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[David Cameron's long-awaited speech on Britain in Europe tomorrow will force him to make some hard choices that will affect the future of British influence on the continent. Will Britain aim to be a key player at the heart of the EU or a bit player on the margins? Will he show himself to be a slave to opinion polls and a sceptic press, or a statesman who knows his own mind and is prepared to argue the case for Britain's continued place in Europe?<br />
<br />
The UK has been central in shaping the enlarged Union of 27 Member States that we have today and a vocal defender of the Single Market enabling goods, services, persons and capital to flow freely across internal borders to 500 million consumers. But the Single Market can only work if each member abides by a common set of rules, applied and enforced equally by everyone.<br />
<br />
Cameron will not succeed if he attempts to hold his European partners to ransom, exchanging acquiescence to EU treaty change over the eurozone for a unilateral repatriation of powers. Moreover, the rest of the EU knows that stability and economic recovery in the eurozone is vital to the UK's own economic interests. Some have said Cameron is not going to get his way by pointing a gun at everyone else's head. I believe a more apt metaphor would be that of a madman, threatening to blow himself up unless he gets his own way.<br />
<br />
One issue on which Cameron has been deliberately vague is what powers he seeks to repatriate. Social and employment law which sets minimum standards for annual leave, maternity, working hours or health and safety practices? Police and judicial cooperation which leading law enforcement figures have said are vital to the UK's national security? The Common Fisheries Policy, which is already currently undergoing major reform? Do the fish even know wherei international borders are anyway? The only thing Cameron will achieve by seeking to renegotiate terms of membership is that Britain will be left ostracised, resented and alone. And the failure to meet expectations back home for a repatriation of powers would risk sending the<br />
UK hurtling towards the exit.<br />
<br />
As British business leaders have been quick to point out, the economic consequences of such an exit would be disastrous. Almost half of the UK's exports go to the EU, while 87% of small business exporters and 3.5 million jobs rely on trade with the single market. The City of London currently handles 40% of global euro-denominated trade and would rapidly lose its position as Europe's pre-eminent financial centre. Foreign investment of the kind which has rekindled the British car industry would soon dry up as the UK would no longer be seen as a launch pad <br />
into the single market. Furthermore, the UK would no longer be a party to the EU's free trade deals, and would have to renegotiate its entire trade policy from a position of weakness.<br />
<br />
Any alternative arrangement, be it in EFTA or a separate associate membership, would leave the UK powerless to shape EU legislation while remaining strictly bound by it. Neither would be an enticing prospect for a nation that prides itself on global influence. As Britain's American allies have recently emphasised, exit from the EU would greatly diminish Britain's position on the world stage.<br />
<br />
Some commentators have argued that the UK is in some way profoundly different from its European partners. But Britain is not the only country in the EU with a proud history, strong cultural identity, or former empire. The real difference in Britain has been the failure of politicians to make a positive case for Europe over the past two decades, and relentless bias and misreporting in a monopolistic and largely populist press driven by vested interests.<br />
<br />
Britain's destiny, like its history, will always be inextricably bound with the rest of Europe. And in the past, Britain has never been a country to cut and run when the going gets tough. It has always stood and fought for its interests and principles in Europe, profoundly shaping the history of our continent. As a Belgian I know this only too well. It was Britain which organised the Treaty of London in 1839 under which European powers formally recognised the independence and neutrality of Belgium, and it was a British regiment which liberated Brussels in September 1944.<br />
<br />
The challenges we now face in the 21st century may have changed - economic decline, an aging population, climate change, organised crime and terrorism - but they continue to be shared by countries across Europe. And in a globalised world these challenges cannot be solved by retreating into our nationalist shells. We must work together if we are to defend Europe's prosperity and way of life, in an era set to be dominated by economic superpowers such as India and China and the emergence of regional trade blocs such as ASEAN and MERCOSUR.<br />
<br />
In fields as diverse as the single market, foreign policy, trade and enlargement, the UK has shown that it can play a leading role. Crucially, Britain's liberal instincts have helped ensure that the EU remains competitive, outward looking, and a force for peace and trade liberalisation throughout the world. It has achieved this not through blackmail, but by building alliances and pushing for EU-wide reform.<br />
<br />
If Cameron fails to show leadership now and allows Britain to drift away from continental Europe, he will guarantee his place in the history books - but for all the wrong reasons.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/945795/thumbs/s-CAMERON-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Appartenir à l'Union européenne ou pas, telle est la question</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guy-verhofstadt/cameron-discours_b_2488055.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2488055</id>
    <published>2013-01-17T00:06:25-05:00</published>
    <updated>2013-03-18T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[EUROPE - Le discours tant attendu de David Cameron ce vendredi à Amsterdam scellera le destin européen du Royaume-Uni. La patrie de Churchill, l'artisan du Traité de Londres qui porta le Conseil de l'Europe sur les fonds baptismaux dès 1949, choisira-t-elle de demeurer un acteur majeur de l'histoire européenne ou préfèrera-t-elle le splendide isolement? Le Premier ministre britannique osera-t-il endosser les habits de l'homme d'État, déterminé à ancrer définitivement la Grande-Bretagne à l'Europe? Le Royaume-Uni a joué un rôle central dans deux des succès majeurs de l'Union européenne. Le marché unique tout d'abord. Et l'élargissement de l'UE aux pays d'Europe centrale.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[EUROPE - Le discours tant attendu de<a href="http://www.bfmtv.com/economie/david-cameron-tiendra-vendredi-un-discours-place-royaume-uni-leurope-424218.html" target="_hplink"> David Cameron ce vendredi &agrave; Amsterdam </a>scellera le destin europ&eacute;en du Royaume-Uni. <br />
<br />
La patrie de Churchill, l'artisan du Trait&eacute; de Londres qui porta le Conseil de l'Europe sur les fonds baptismaux d&egrave;s 1949, choisira-t-elle de demeurer un acteur majeur de l'histoire europ&eacute;enne ou pr&eacute;f&egrave;rera-t-elle le splendide isolement? <br />
<br />
<a href="http://www.huffingtonpost.fr/tag/cameron" target="_hplink">Le Premier ministre britannique</a> se montrera-t-il le veule otage <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/11/21/les-jeunes-tories-europhobes-veulent-sortir-de-l-union_1793617_3214.html" target="_hplink">des sondages et d'une presse eurosceptique</a> ou endossera-t-il les habits de l'homme d'&Eacute;tat, d&eacute;termin&eacute; &agrave; ancrer d&eacute;finitivement la Grande-Bretagne &agrave; l'Europe?<br />
<br />
Le Royaume-Uni a jou&eacute; un r&ocirc;le central dans deux des succ&egrave;s majeurs de l'Union europ&eacute;enne. Le march&eacute; unique tout d'abord, qui permet depuis 20 ans la libre circulation des travailleurs, des marchandises, des capitaux et des services. Et le march&eacute; unique ne peut fonctionner que si chaque membre respecte un ensemble de r&egrave;gles communes, applicables et appliqu&eacute;es de fa&ccedil;on uniforme par chacun. La Grande-Bretagne a aussi pes&eacute; de tout son poids pour convaincre des vertus de l'&eacute;largissement de l'UE aux pays d'Europe centrale. Cet &eacute;largissement repose lui aussi sur des r&egrave;gles, celles de la d&eacute;mocratie et de l'&Eacute;tat de droit, valeurs fondatrices du Royaume-Uni et que les Britanniques sont fiers de voir maintenant &eacute;tendues &agrave; toute l'Europe.<br />
 <br />
David Cameron va droit &agrave; l'&eacute;chec s'il pense pouvoir faire chanter ses partenaires sur le mode: si vous voulez vous int&eacute;grer davantage au sein de la zone euro, alors rendez des pouvoirs &agrave; Westminster. Ces derniers ont en effet toute sorte de moyens juridiques pour &eacute;chapper &agrave; ce pi&egrave;ge grossier. Mais il ne sera m&ecirc;me pas utile d'en faire usage. Chacun sait sur le continent que la prosp&eacute;rit&eacute; du Royaume-Uni d&eacute;pend de la stabilit&eacute; &eacute;conomique et financi&egrave;re de la zone euro. David Cameron croit arriver &agrave; ses fins en braquant un r&eacute;volver sur ses homologues chefs d'&Eacute;tat et de gouvernement europ&eacute;ens. Mais ces derniers le consid&egrave;rent surtout comme un kamikaze, mena&ccedil;ant de se faire exploser si on ne c&egrave;de pas &agrave; ses caprices.<br />
<br />
Ce discours d'Amsterdam, que ses <em>spin doctors</em> veulent d&eacute;j&agrave;<a href="http://www.jolpress.com/tags/discours-de-bruges-0" target="_hplink"> comparer au c&eacute;l&egrave;bre discours de Bruges</a> de <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/02/14/thatcher-heritage-cameron-malouines-crise_n_1276814.html" target="_hplink">Margaret Thatcher</a> en 1988, devra r&eacute;pondre &agrave; une question pour l'instant dans les limbes. Quels sont ces comp&eacute;tences qu'il faudrait ainsi &agrave; tout prix rapatrier &agrave; Londres? La politique sociale? Mais les normes minimales europ&eacute;ennes en mati&egrave;re de cong&eacute; annuel, de maternit&eacute;, de temps de travail, de sant&eacute; et de s&eacute;curit&eacute; des travailleurs sont d'application en Grande Bretagne.<a href="http://www.courrierinternational.com/chronique/2012/10/22/les-tories-jouent-avec-la-bombe-europeenne" target="_hplink"> Les Tories </a>veulent-ils les abolir dans le droit britannique? La coop&eacute;ration polici&egrave;re et judiciaire? Mais la collaboration entre la police et la justice britannique et leurs homologues du continent s'est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e cruciale ces derni&egrave;res ann&eacute;es pour la s&eacute;curit&eacute; du Royaume-Uni et la lutte contre le terrorisme et la criminalit&eacute; organis&eacute;e. La politique commune de la p&ecirc;che? Au moment m&ecirc;me o&ugrave; l'Europe r&eacute;forme enfin cette <a href="http://ec.europa.eu/fisheries/reform/index_fr.htm" target="_hplink">politique dans le sens d'une p&ecirc;che durable</a> pour laquelle a toujours milit&eacute; le Royaume-Uni? Quelque soit la question, la r&eacute;ponse sera toujours ressentie comme insuffisante par les eurosceptiques, et David Cameron ne sera plus que le roi nu d'un Royaume en perdition au large de l'Europe.<br />
 <br />
David Cameron, qui se targue de sa proximit&eacute; avec le monde des affaires, devrait &eacute;couter les mises en garde de ses amis. Comme l'a soulign&eacute; la<a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121123trib000732878/david-cameron-contredit-par-le-patronat-britannique-sur-l-ue.html" target="_hplink"> Conf&eacute;d&eacute;ration des industries britanniques</a>, les cons&eacute;quences &eacute;conomiques de la <em><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/01/14/brexit-et-le-sermon-d-oncle-sam_1816725_3232.html" target="_hplink">Brexit </a></em>seraient d&eacute;sastreuses. Pr&egrave;s de la moiti&eacute; des exportations du Royaume-Uni sont destin&eacute;es &agrave; l'UE, 87% des PME britanniques sont exportatrices et 3,5 millions d'emplois d&eacute;pendent du commerce avec le march&eacute; unique. La City g&egrave;re actuellement 40% des transactions mondiales libell&eacute;es en euros: croire qu'un divorce d'avec l'UE n'affecterait pas la place financi&egrave;re de Londres est un leurre. Plus grave encore, au moment o&ugrave; l'UE multiplie les accords de libre-&eacute;change, dont un crucial pour le Royaume-Uni, avec les<a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/09/la-commission-europeenne-veut-un-accord-de-libre-echange-entre-l-ue-et-les-usa_1788567_3234.html" target="_hplink"> &Eacute;tats-Unis d'Am&eacute;rique</a>, Londres se retrouverait hors de la table de n&eacute;gociation.<br />
<br />
Toute autre option, que ce soit rejoindre la Suisse, l'Islande et la Norv&egrave;ge au sein de l'espace &eacute;conomique europ&eacute;en ou un partenariat particulier avec l'UE pour b&eacute;n&eacute;ficier du march&eacute; unique, ne flatterait que des nationalistes &agrave; l'esprit &eacute;troit et mesquin car un tel statut priverait en r&eacute;alit&eacute; le gouvernement britannique de la facult&eacute; de peser sur la l&eacute;gislation europ&eacute;enne, tout en restant strictement li&eacute; par cette derni&egrave;re. La perspective ne me semble gu&egrave;re all&eacute;chante pour un pays qui se flatte d'une influence mondiale. <a href="http://www.melvineenaction.com/Europe/les-etats-unis-mettent-en-garde-le-royaume-uni-contre-un-retrait-de-l-union-europeenne.html" target="_hplink">Comme son alli&eacute; am&eacute;ricain l'a fait clairement savoir</a>, une sortie de l'UE diminuerait grandement la position britannique sur la sc&egrave;ne mondiale et affaiblirait la "relation sp&eacute;ciale" entre Londres et Washington.<br />
<br />
Certains beaux esprits de Chelsea ou Kensington font valoir que le Royaume-Uni, de par sa nature et son histoire, m&eacute;riterait une place &agrave; part. Mais la Grande-Bretagne n'est pas le seul pays de l'UE, &agrave; pouvoir &ecirc;tre fier de son histoire, &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier d'une forte identit&eacute; culturelle, ni &agrave; avoir b&acirc;ti un empire colonial aux quatre coins de la plan&egrave;te. Trop de politiciens pr&eacute;tentieux &agrave; Londres pensent que le monde parle anglais, alors qu'il ne parle qu'am&eacute;ricain. La seule place &agrave; part dans laquelle s'est distingu&eacute; le Royaume-Uni et sa classe politique depuis 20 ans est d'avoir abandonn&eacute; l'opinion publique &agrave; une presse de caniveau, manipul&eacute;e par un milliardaire australien hostile id&eacute;ologiquement &agrave; la construction europ&eacute;enne, et qui v&eacute;hicule sans vergogne non seulement des pr&eacute;jug&eacute;s eurosceptiques, mais des caricatures europhobes, voire x&eacute;nophobes. <br />
<br />
Que les crois&eacute;s de l'Union Jack le veuillent ou non, le Royaume-Uni, &agrave; l'instar de son histoire mill&eacute;naire, sera toujours inextricablement li&eacute; &agrave; l'Europe. La Grande-Bretagne n'a jamais m&eacute;got&eacute; son aide quand le continent &eacute;tait en feu, quand ses valeurs sont menac&eacute;es, avant m&ecirc;me ses int&eacute;r&ecirc;ts. Anglais, Gallois, Ecossais ont toujours d&eacute;fendu la d&eacute;mocratie et combattu la tyrannie. Qui mieux qu'un Belge pourrait en t&eacute;moigner alors que le Royaume-Uni a fa&ccedil;onn&eacute; l'histoire de mon pays. N'est-ce pas Lord Palmerston qui a n&eacute;goci&eacute; le trait&eacute; de Londres en 1839 pour imposer la reconnaissance de la Belgique et sa neutralit&eacute; aux grandes puissances europ&eacute;ennes de l'&eacute;poque? N'est-ce pas le g&eacute;n&eacute;ral Miles Dempsey qui lib&eacute;ra Bruxelles le 3 septembre 1944 &agrave; la t&ecirc;te de la 2e arm&eacute;e britannique?<br />
<br />
Les d&eacute;fis auxquels l'Europe est confront&eacute;e au XXI&egrave;me si&egrave;cle ne sont pas moins dangereux pour l'avenir du Royaume-Uni. Tous nos pays ont en triste partage le d&eacute;clin &eacute;conomique, une population vieillissante, un environnement d&eacute;grad&eacute;, une criminalit&eacute; organis&eacute;e et une mont&eacute;e du terrorisme. Dans un monde globalis&eacute; ces d&eacute;fis ne peuvent &ecirc;tre r&eacute;solus en se r&eacute;fugiant sur une &icirc;le. Le seul moyen de surmonter nos difficult&eacute;s et de retrouver les voies de la croissance, de l'emploi, de la prosp&eacute;rit&eacute; et de la s&eacute;curit&eacute; est au contraire d'approfondir l'Union europ&eacute;enne, d'int&eacute;grer davantage nos politiques budg&eacute;taires, &eacute;conomiques, fiscales et sociales. Le monde sera avant la fin de la d&eacute;cennie domin&eacute; par la Chine, l'Inde, le Br&eacute;sil et Singapour et par des blocs commerciaux r&eacute;gionaux tels que l'ANASE et le MERCOSUR. Aucun pays europ&eacute;en ne si&egrave;gera plus au G8 avant peu si on ne tient compte que du PIB. Ceux qui esp&egrave;rent ressusciter le Commonwealth plut&ocirc;t que de miser sur la dynamisation de l'Union europ&eacute;enne prennent leurs r&ecirc;ves imp&eacute;riaux pour la r&eacute;alit&eacute;.<br />
<br />
Si demain David Cameron renonce &agrave; faire preuve de leadership pour camper avec grandiloquence un Saint-Georges de pacotille terrassant l'hydre bruxellois, il garantira &agrave; coup s&ucirc;r sa place dans les livres d'histoire. A la rubrique des fossoyeurs du Royaume-Uni.]]></content>
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    <title>La relance budgétaire sera européenne ou ne sera pas!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guy-verhofstadt/budget-union-europeenne_b_2163513.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2163513</id>
    <published>2012-11-20T05:32:23-05:00</published>
    <updated>2013-01-20T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[BUDGET EUROPÉEN - Un consensus semblait enfin avoir émergé au sein de l'UE sur la nécessité de concilier rigueur budgétaire au plan national et relance de l'investissement au plan européen. Les chefs d'Etat et de gouvernement s'apprêtent pourtant à se priver du seul instrument dont ils disposent pour agir en ce sens.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[BUDGET EUROP&Eacute;EN - De sommet en sommet, un consensus semblait avoir fini par &eacute;merger au sein de l'<a href="http://www.huffingtonpost.fr/news/union-europeenne/" target="_hplink">Union europ&eacute;enne</a> sur la n&eacute;cessit&eacute;, pour sortir de la crise, de concilier rigueur budg&eacute;taire au plan national et relance de l'investissement au plan europ&eacute;en. Cette logique avait m&ecirc;me domin&eacute; le Conseil de juin dernier avec l'adoption du <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/25/mario-draghi-bce-croissance_n_1451481.html" target="_hplink">Pacte de croissance</a> &agrave; l'initiative de la France. <br />
<br />
Cependant, comme atteints de cette schizophr&eacute;nie dont ils ont le secret et qui invalident tant de leurs d&eacute;cisions, les chefs d'Etat et de gouvernement <a href="http://www.huffingtonpost.fr/guillaume-grosso/aide-au-developpement-union-europeenne_b_2101393.html" target="_hplink">s'appr&ecirc;tent les 22 et 23 novembre &agrave; Bruxelles</a> &agrave; se priver du seul instrument dont ils disposent pour agir collectivement en ce sens: le budget europ&eacute;en.<br />
<br />
<strong>Un fonctionnement de l'UE chiffr&eacute; &agrave; 8 milliards</strong><br />
<br />
En 2011, le budget de l'UE &eacute;tait de 129 milliards d'euros. Le co&ucirc;t de fonctionnement de 8 milliards, 6%.<br />
<br />
Un tel ratio n'existe dans aucune autre structure de gouvernance, ce qui permet &agrave; la Commission, avec moiti&eacute; moins de fonctionnaires que la ville de Paris, de superviser sous le contr&ocirc;le du Parlement europ&eacute;en 120 milliards de subventions et d'investissements &agrave; travers l'Europe. <br />
<br />
Les agriculteurs fran&ccedil;ais qui se partagent chaque ann&eacute;e une manne de 10 milliards de Bruxelles en savent quelque chose. Tout comme les centaines de milliers d'&eacute;tudiants Fran&ccedil;ais qui b&eacute;n&eacute;ficient <a href="http://www.huffingtonpost.fr/news/erasmus" target="_hplink">depuis 25 ans des bourses Erasmus</a>. <br />
<br />
Le budget europ&eacute;en a toujours &eacute;t&eacute; con&ccedil;u comme un budget d'intervention, intervention dans les territoires, intervention en faveur de l'&eacute;ducation, de la recherche et de l'innovation.<br />
<br />
Jacques Delors a m&ecirc;me th&eacute;oris&eacute; ce caract&egrave;re propre au budget europ&eacute;en en cr&eacute;ant le<a href="http://ec.europa.eu/budget/biblio/documents/fin_fwk0713/fin_fwk0713_fr.cfm" target="_hplink"> Cadre financier pluriannuel (CFP) </a>qui permet de programmer &agrave; moyen terme les investissements d'infrastructure, notamment dans le cadre de la politique r&eacute;gionale et de la politique de R&amp;D. <br />
<br />
La n&eacute;gociation actuelle concerne le CFP pour la p&eacute;riode 2014-2020. Tout le d&eacute;bat ne porte m&ecirc;me pas sur une augmentation, pourtant hautement souhaitable, du budget de l'UE, mais sur le niveau de d&eacute;penses auquel il faudrait le geler. &Agrave; 1% du PNB de l'UE comme aujourd'hui? Un peu plus? Un peu moins? <br />
<br />
On pourrait certes comprendre qu'en ces temps de disette budg&eacute;taire, les Etats membres veuillent &ecirc;tre prudents en mati&egrave;re de d&eacute;penses, mais il est moins compr&eacute;hensible qu'en plus de serrer les cordons de la bourse, ils restreignent son utilisation et ses capacit&eacute;s d'intervention. Au risque de compromettre <a href="http://www.huffingtonpost.fr/news/fr-croissance/" target="_hplink">la croissance europ&eacute;enne</a>.<br />
<br />
<strong>La Politique agricole commune, 2e poste de d&eacute;penses</strong><br />
<br />
Dans leurs grandes masses, les d&eacute;penses du CFP sont pr&eacute;-affect&eacute;es et se d&eacute;clinent dans le budget annuel. Apr&egrave;s avoir longtemps domin&eacute;, les <a href="http://www.huffingtonpost.fr/mariemonique-robin/agriculture-biologique-pesticides-mensonges_b_1967202.html" target="_hplink">subventions agricoles</a> sont devenues le deuxi&egrave;me poste de d&eacute;penses apr&egrave;s la politique r&eacute;gionale et de coh&eacute;sion territoriale, absorbant les deux tiers du budget. Nul ne conteste l'apport de l'agriculture et des r&eacute;gions au d&eacute;veloppement &eacute;conomique et &agrave; l'emploi, nonobstant l'am&eacute;nagement des territoires et la pr&eacute;servation des cultures locales &agrave; laquelle concourent ces aides. <br />
<br />
Mais, force est de constater, en particulier en milieu rural, que l'Europe manque d'infrastructures en mati&egrave;re de haut-d&eacute;bit, d'interconnexions &eacute;lectriques afin de favoriser le d&eacute;ploiement des <a href="http://www.huffingtonpost.fr/tag/energies-renouvelables" target="_hplink">&eacute;nergies renouvelables</a> et de transport, en particulier ferroviaire. <br />
<br />
Quant au budget de la recherche, soit 70 milliards sur 7 ans dans le CFP en cours jusqu'&agrave; fin 2013, il n'est pas &agrave; la hauteur des besoins, ni des urgences au regard du retard de comp&eacute;titivit&eacute; de l'industrie europ&eacute;enne.<br />
<br />
<strong>Pourquoi refuser le d&eacute;bat</strong><br />
<br />
D&egrave;s lors, pourquoi refuser tout d&eacute;bat sur une r&eacute;elle flexibilit&eacute; au sein du budget europ&eacute;en, y compris le transfert d'une rubrique &agrave; une autre, et pendant toute la dur&eacute;e du CFP?<br />
<br />
La flexibilit&eacute; est la contrepartie indispensable &agrave; l'interdiction qui est faite d'avoir un budget de l'UE en d&eacute;ficit. Ce serait de surcro&icirc;t une mesure de bon sens. <br />
<br />
Par exemple l'&eacute;volution des prix des mati&egrave;res premi&egrave;res agricoles, l'explosion durable de la demande sous la pression de la Chine et de l'Afrique, laissent augurer que les subventions agricoles seront en baisse dans la d&eacute;cennie qui s'ouvre puisque le march&eacute; soutiendra les revenus. La r&eacute;glementation de la PAC et la prudence obligent &eacute;videmment &agrave; provisionner tous les filets de s&eacute;curit&eacute; auxquels peuvent pr&eacute;tendre les agriculteurs le cas &eacute;ch&eacute;ant. <br />
<br />
Rien n'oblige en revanche &agrave; rendre aux Etats membres l'argent non utilis&eacute;s, comme c'est la pratique actuellement &agrave; chaque exercice annuel quitte &agrave; se livrer ensuite &agrave; de longues contorsions budg&eacute;taires pour financer des projets d'avenir, <a href="http://www.iter.org/fr/accueil" target="_hplink">comme r&eacute;cemment ITER</a>. <br />
<br />
Il faudrait que les montants non d&eacute;pens&eacute;s dans une rubrique une ann&eacute;e soient affectables automatiquement &agrave; une autre rubrique budg&eacute;taire en carence de tr&eacute;sorerie, ou vers&eacute;s dans le budget de l'ann&eacute;e suivante.<br />
<br />
<strong>Les "project bonds"</strong><br />
<br />
Autre &eacute;l&eacute;ment de souplesse indispensable: l'emprunt obligataire &agrave; fin d'investissement, aussi baptis&eacute; <em><a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/05/22/croissance-zone-euro-reunion_n_1536082.html" target="_hplink">project bond</a></em>.<br />
<br />
Pierre angulaire du Pacte de croissance sign&eacute; en juin dernier, appel&eacute;s &agrave; devenir un placement de bon p&egrave;re de famille, g&eacute;r&eacute;s par la v&eacute;n&eacute;rable Banque europ&eacute;enne d'investissement, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/news/eurobonds" target="_hplink">les <em>project bonds</em> visent</a> &agrave; canaliser l'&eacute;pargne europ&eacute;enne vers les projets structurants de l'&eacute;conomie du futur dans les domaines de l'&eacute;nergie, des t&eacute;l&eacute;communications et du transport. <br />
<br />
Mais comme tout plan de financement reposant sur un partenariat public-priv&eacute;, qui implique un effet de levier important, la garantie de base doit venir de la puissance publique, en l'occurrence du budget europ&eacute;en. Or le dernier compromis sur le CFP 2014-2020 de la pr&eacute;sidence du Conseil ampute d'un quart le Fonds d'infrastructures pr&eacute;vu &agrave; cette fin... Comprenne qui pourra!<br />
<br />
La principale raison de ces incoh&eacute;rences, le motif profond qui explique pourquoi cette grande n&eacute;gociation budg&eacute;taire ne parvient jamais &agrave; sortir des sentiers battus et s'enferme syst&eacute;matiquement dans une discussion de marchands de tapis o&ugrave; une prime &agrave; la vache allaitante est compens&eacute;e par un rabais britannique, c'est que les Etats membres abondent directement le budget europ&eacute;en, lequel devient la simple variable d'ajustement de leurs budgets nationaux. Le seul moyen de sortir de cette impasse, et la seule bataille qui vaudra aux yeux du Parlement europ&eacute;en, est la cr&eacute;ation d'une ressource propre de l'UE, soit par l'instauration d'une taxe paneurop&eacute;enne, type taxe carbone, soit par l'affectation au budget europ&eacute;en d'une partie d'un imp&ocirc;t existant d&eacute;j&agrave; au plan national, &agrave; l'instar de la TVA ou de l'imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s.<br />
<br />
Notre volont&eacute; partag&eacute;e avec le Conseil de mod&eacute;rer les d&eacute;penses implique que cette nouvelle ressource soit neutre fiscalement et vienne en d&eacute;duction des contributions nationales.<br />
<br />
Reste le progr&egrave;s qualitatif que constituerait ce lien politique direct entre l'UE et les contribuables, entre les Institutions europ&eacute;ennes, et singuli&egrave;rement le Parlement qui voterait cet imp&ocirc;t, et les citoyens. <br />
<br />
A la faveur de la crise, ces derniers ont bien compris que l'Europe est le seul vecteur de croissance et d'emploi. Je n'ai aucun doute qu'ils se satisferont davantage de voir l'argent de leurs imp&ocirc;ts investis dans de grands projets de recherche et d'infrastructures plut&ocirc;t que dans les m&eacute;andres de leur administration nationale.]]></content>
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    <title>La souveraineté européenne ou la mort</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guy-verhofstadt/karlsruhe-souverainete-europe-decisions_b_1903699.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1903699</id>
    <published>2012-09-24T00:00:35-04:00</published>
    <updated>2012-11-23T05:12:02-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[EUROPE - La Cour constitutionnelle de Karlsruhe joue, au fil des années et surtout depuis le traité de Maastricht, un rôle de plus en plus important. Son récent arrêt sur la compatibilité du Mécanisme européen de stabilité (MES) avec la Loi fondamentale allemande a été un soulagement tant au sein de l'Union européenne que dans le monde.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[EUROPE - La <a href="http://www.bverfg.de/" target="_hplink">Cour constitutionnelle de Karlsruhe</a> joue, au fil des ann&eacute;es et surtout depuis le <a href="http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/11992M/htm/11992M.html#0001000001" target="_hplink">trait&eacute; de Maastricht</a>, un r&ocirc;le de plus en plus important. <br />
<br />
<a href="http://www.lemonde.fr/economie/infographie/2012/09/21/decryptage-comprendre-le-mecanisme-europeen-de-stabilite-en-trois-minutes_1763846_3234.html" target="_hplink">Son r&eacute;cent arr&ecirc;t sur la compatibilit&eacute; du M&eacute;canisme europ&eacute;en de stabilit&eacute; (MES)</a> avec la <a href="http://www.bundestag.de/htdocs_f/documents/cadre/loi_fondamentale.pdf" target="_hplink">Loi fondamentale allemande</a> a &eacute;t&eacute; <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/20/01003-20120920ARTFIG00690-westerwelle-l-europe-voit-la-lumiere-au-bout-du-tunnel.php" target="_hplink">un soulagement tant au sein de l'Union europ&eacute;enne que dans le monde</a>. <br />
<br />
<center><iframe frameborder="0" width="570" height="427" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xn9t5c"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xn9t5c_comprendre-le-mes-et-le-fesf-libre-journal-decembre-2011-part-2_news" target="_blank">Comprendre le MES et le FESF (Libre Journal...</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/LeLibreTS" target="_blank">LeLibreTS</a></i></center><br />
<br />
<br />
Cependant la Cour n'a pas encore statu&eacute; sur la l&eacute;galit&eacute; des actions men&eacute;es par la BCE au titre du <a href="http://www.economie-finance.org/securities-markets-programme-smp" target="_hplink">Securities Markets Programme</a> (SMP), et encore moins <a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/09/06/la-bce-laisse-son-principal-taux-directeur-inchange-a-0-75_1756687_3234.html" target="_hplink">du Outright Monetary Transactions (OMT), qui vient d'&ecirc;tre d&eacute;cid&eacute;</a>. <br />
<br />
<strong>La Cour de Karlsruhe a en effet &eacute;t&eacute; aussi saisie de cette question.</strong><br />
<br />
Je respecte la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Ainsi d'ailleurs que les Cours constitutionnelles de tous les &Eacute;tats membres de l'Union. Mais soyons lucides: si chaque juridiction supr&ecirc;me nationale pr&eacute;tend limiter l'exercice des comp&eacute;tences d&eacute;volues &agrave; l'UE, alors que ce contr&ocirc;le juridictionnel est th&eacute;oriquement l'apanage de la <a href="http://europa.eu/about-eu/institutions-bodies/court-justice/index_fr.htm" target="_hplink">Cour europ&eacute;enne de Justice</a>, la paralysie nous guette. Jusqu'&agrave; la chute finale.<br />
<br />
<strong>Or ce conflit de juridiction devient clairement une menace si on analyse le dernier arr&ecirc;t de Karlsruhe.</strong><br />
<br />
Certes, la Cour admet que le MES participe &agrave; la stabilit&eacute; de l'euro et reconna&icirc;t m&ecirc;me que la poursuite de cet objectif de stabilit&eacute; est l&eacute;gitime, y compris l'adoption d'un nouveau cadre juridique europ&eacute;en contraignant en mati&egrave;re de politique budg&eacute;taire. <br />
<br />
Mais les juges constitutionnels allemands estiment simultan&eacute;ment que toutes nouvelles dispositions l&eacute;gales, fussent-elles adopt&eacute;es par les Institutions de l'UE avec l'aval du gouvernement allemand au Conseil, <a href="http://www.bundestag.de/htdocs_f/index.html" target="_hplink">devront faire l'objet d'un contr&ocirc;le <em>a posteriori</em> par le Bundestag</a>.<br />
<br />
<strong>Informer, impliquer m&ecirc;me le Bundestag, pourquoi pas. </strong><br />
<br />
Mais de l&agrave; &agrave; faire d&eacute;pendre chaque d&eacute;cision du MES d'un contr&ocirc;le absolu du Bundestag, c'est tr&egrave;s exag&eacute;r&eacute;. <br />
<br />
Loin de moi l'id&eacute;e de contester la cruciale n&eacute;cessit&eacute; du contr&ocirc;le d&eacute;mocratique. Mais ce n'est pas le r&ocirc;le d'un Parlement que de s'inviter dans les d&eacute;tails d'une proc&eacute;dure dont le principe a &eacute;t&eacute; approuv&eacute; par l'ex&eacute;cutif, sur mandat parlementaire de sa majorit&eacute;. <br />
<br />
La s&eacute;paration des pouvoirs entre l'ex&eacute;cutif et le l&eacute;gislatif est la pierre angulaire de l'Etat de droit. C'est &eacute;videmment d'autant plus indispensable lorsqu'il s'agit d'un dossier d'int&eacute;r&ecirc;t commun europ&eacute;en: la souverainet&eacute; des uns ne peut pr&eacute;tendre s'imposer &agrave; la souverainet&eacute; des autres.<br />
<br />
<strong>Qu'est-ce en effet que la souverainet&eacute;? </strong><br />
<br />
<img alt="2012-09-21-Santi_di_Tito__Niccolo_Machiavellis_portrait_headcrop2.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-09-21-Santi_di_Tito__Niccolo_Machiavellis_portrait_headcrop2.jpg" width="295" height="381" align="right"/>C'est un terme m&eacute;di&eacute;val d'origine latine soulignant la capacit&eacute; d'un Prince &agrave; r&eacute;gner sur un territoire d&eacute;fini. <br />
<br />
Ce concept s'est peu &agrave; peu associ&eacute; &agrave; ceux de "nations", d'"Etat Nation" pour finalement devenir un argument nationaliste: "seule la Nation est souveraine". <br />
<br />
Que la Cour de Karlsruhe estime que tout transfert irr&eacute;vocable de souverainet&eacute; au niveau de l'UE d&eacute;pende des seuls &eacute;lus allemands est donc &agrave; mon sens non seulement un abus de souverainet&eacute;, mais illustre aussi une m&eacute;connaissance profonde de la r&eacute;alit&eacute; de la souverainet&eacute; dans le monde d'aujourd'hui.<br />
<br />
<strong>La menace des Brics</strong><br />
<br />
La menace planant sur le peuple allemand, comme sur tous les peuples d'Europe, n'est pas que Bruxelles s'empare du pouvoir mais que leur souverainet&eacute; passe <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/06/20/g20-fmi-croissance-cameron-hollande-europe-twitter_n_1611276.html" target="_hplink">entre les mains des nouveaux maitres du monde que seront demain les BRICS</a>. <br />
<br />
Selon l'&eacute;tude r&eacute;cente de McKinsey, le PIB de l'Indon&eacute;sie d&eacute;passera celui de l'Allemagne d'ici 20 ans pour devenir la 6e &eacute;conomie mondiale derri&egrave;re la Chine, les &Eacute;tats-Unis, le Japon, le Br&eacute;sil et la Russie. <br />
<br />
<strong>Est-ce vraiment &ccedil;a que veulent les Allemands? </strong><br />
<br />
C'est pourtant le triste destin qui nous attend si l'on suit la logique juridique de la Cour de Karlsruhe. <br />
<br />
Le probl&egrave;me fondamental de la crise d'aujourd'hui est de nature politique et non pas &eacute;conomique ou financi&egrave;re. Une conf&eacute;d&eacute;ration intergouvernementale d'Etats-nations dont chaque d&eacute;cision peut &ecirc;tre remise en cause par sa Cour constitutionnelle ne pourra durablement assurer la survie de l'euro. <br />
<br />
Il est temps d'affronter les forces conservatrices, nationalistes et populistes qui s'arc-boutent sur une conception surann&eacute;e de la souverainet&eacute; qui nous m&egrave;nera &agrave; notre perte &agrave; tous.]]></content>
</entry>

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    <title>L'Union fédérale européenne est la seule réponse à la crise</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/daniel-cohnbendit/lunion-federale-europeenne-est-la-seule-reponse-a-la-crise_b_1653866.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1653866</id>
    <published>2012-07-09T00:00:00-04:00</published>
    <updated>2012-09-07T05:12:12-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[EUROPE - Pour une fois, le dernier sommet européen a su répondre à l'urgence tout en ébauchant les contours encore incomplets d'un plan de sauvetage de la zone euro. La crise est cependant loin d'être terminée. C'est pourquoi l'heure est venue pour les fédéralistes de porter haut et fort la bannière étoilée européenne.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[Pour une fois, le dernier sommet des chefs d'&Eacute;tat et de gouvernement, le 20e depuis le d&eacute;but de la crise de la dette souveraine en d&eacute;cembre 2009, ne s'est pas conclu par des d&eacute;clarations o&ugrave; la rh&eacute;torique creuse le dispute aux voeux pieux mais <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/06/29/sommet-europeen-28-29-juin-zone-euro-merkel-hollande-bourse-union-bancaire-croissance_n_1637136.html" target="_hplink">a su r&eacute;pondre &agrave; l'urgence tout en &eacute;bauchant les contours encore incomplets d'un plan de sauvetage</a> de la zone euro. La crise est cependant loin d'&ecirc;tre termin&eacute;e et les dirigeants europ&eacute;ens doivent maintenant rapidement transformer l'essai et traduire leurs excellentes intentions en actes concrets.<br />
<br />
Ce n'est pas une co&iuml;ncidence que cette corr&eacute;lation que chacun peut constater &agrave; travers l'Europe entre l'approfondissement de la crise et l'accroissement de l'euroscepticisme. Les difficult&eacute;s des Vingt-Sept &agrave; d&eacute;gager une solution durable et structurelle pour sauver ce bien commun qu'est la monnaie unique ne pouvait qu'&ecirc;tre exploit&eacute;e par les forces obscures qui n'ont jamais accept&eacute; le projet d'int&eacute;gration europ&eacute;enne. C'est pourquoi l'heure est venue pour les f&eacute;d&eacute;ralistes de porter haut et fort la banni&egrave;re &eacute;toil&eacute;e europ&eacute;enne, non seulement pour d&eacute;fendre le bilan de l'UE mais aussi pour proposer ce qui doit &ecirc;tre maintenant fait pour la renforcer dans les ann&eacute;es &agrave; venir.<br />
<br />
En marge du Conseil europ&eacute;en, nous nous sommes rencontr&eacute;s sous l'&eacute;gide du <a href="http://www.spinelligroup.eu/fr/" target="_hplink">Groupe Spinelli</a> afin de peaufiner notre propre plan et de d&eacute;finir les prochaines &eacute;tapes de l'histoire de l'int&eacute;gration europ&eacute;enne qui passe par un saut qualitatif vers l'union budg&eacute;taire et politique. Dans le pass&eacute;, les grandes crises institutionnelles ont &eacute;t&eacute; surmont&eacute;es par des transferts de souverainet&eacute; et c'est &agrave; nouveau dans cette voie qu'il faut nous engager. Quoiqu'en disent les eurosceptiques, il ne s'agit pas d'un abandon mais d'un partage et d'une d&eacute;multiplication de la souverainet&eacute;. Face aux d&eacute;fis de la mondialisation et aux menaces globales, aucun pays europ&eacute;en ne peut raisonnablement pr&eacute;tendre &ecirc;tre pleinement souverain.<br />
<br />
Trente ans apr&egrave;s <a href="http://europa.eu/legislation_summaries/institutional_affairs/treaties/treaties_singleact_fr.htm" target="_hplink">l'Acte Unique</a>, nous avons un urgent besoin d'un Acte F&eacute;d&eacute;ral qui organise <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/05/160-economistes-allemands-petition-union-bancaire_n_1651448.html" target="_hplink">l'Union bancaire</a>, l'Union &eacute;conomique et budg&eacute;taire et l'Union politique selon le sch&eacute;ma identifi&eacute; par MM. Van Rompuy, Barroso, Draghi et Juncker. En plus de la cr&eacute;ation d'un Fonds de croissance, d'un superviseur europ&eacute;en, d'un Fonds de garantie des d&eacute;p&ocirc;ts et du lancement d'une feuille de route vers l'instauration d'un march&eacute; obligataire europ&eacute;en, davantage d'efforts collectifs doivent &ecirc;tre d&eacute;ploy&eacute;s pour lutter contre l'&eacute;vasion fiscale et pour profiter au mieux de l'effet de levier que procurerait un budget europ&eacute;en ambitieux alors que les budgets nationaux sont resserr&eacute;s. <br />
<br />
Toutefois, ce que cette crise a plus fondamentalement r&eacute;v&eacute;l&eacute;, c'est l'absence de gouvernance et de d&eacute;mocratie europ&eacute;ennes. La coordination intergouvernementale a &eacute;chou&eacute; sur les deux plans, incapable tant de r&eacute;gler la crise que de rassurer nos concitoyens. L'extension des pouvoirs de contr&ocirc;le et de sanction de la Commission sur les budgets nationaux et les<br />
politiques &eacute;conomiques nationales est cependant inenvisageable sans un renforcement simultan&eacute; du contr&ocirc;le d&eacute;mocratique des Parlements r&eacute;gionaux, nationaux et du Parlement europ&eacute;en &agrave; leur niveau respectif. La pesanteur bureaucratique qu'implique la proc&eacute;dure intergouvernementale, et que l'on peut voir &agrave; l'oeuvre en Gr&egrave;ce avec la fameuse Tro&iuml;ka, n'est plus adapt&eacute;e mais il faut forger une nouvelle responsabilit&eacute; d&eacute;mocratique pour pouvoir interf&eacute;rer dans les affaires nationales.<br />
<br />
C'est dans cette perspective que dans la foul&eacute;e des prochaines &eacute;lections europ&eacute;ennes, une Convention sur l'Union &eacute;conomique et budg&eacute;taire devra &ecirc;tre convoqu&eacute;e avec la participation des Parlements, de la Commission europ&eacute;enne et des gouvernements. Tirant les le&ccedil;ons des r&eacute;f&eacute;rendums, il est indispensable de convenir d'embl&eacute;e que le processus de ratification ne pourra &ecirc;tre interrompu par une minorit&eacute;. C'est &agrave; cette aune que sera d&eacute;termin&eacute;e la future organisation de l'Europe. L'UE doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e non comme une construction statique mais au contraire comme devant sans cesse s'adapter aux circonstances. Ce d&eacute;bat d&eacute;mocratique est le prix &agrave; payer si l'on veut que l'UE survive et redevienne l&eacute;gitime aux yeux de nos concitoyens.<br />
<br />
<blockquote>Cette tribune a &eacute;t&eacute; &eacute;crite au nom du Groupe Spinelli des f&eacute;d&eacute;ralistes europ&eacute;ens. Les deux signataires de cette tribune sont :<br />
<br />
Guy Verhofstadt, pr&eacute;sident du groupe de l'Alliance des d&eacute;mocrates et des lib&eacute;raux pour l'Europe au Parlement europ&eacute;en, ancien Premier ministre belge, <br />
Dany Cohn-Bendit, co-pr&eacute;sident du groupe Europe-Ecologie Les Verts au Parlement europ&eacute;en</blockquote>]]></content>
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    <title>Europe's States, Rich and Poor, Must Share Their Debts</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/europes-states-rich-and-p_b_1593845.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1593845</id>
    <published>2012-06-13T13:28:22-04:00</published>
    <updated>2012-08-13T05:12:05-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[It is high time to examine structural solutions and help eurozone countries honor their debts rather than continue to lend them money at higher and higher rates of interest. Greece, for one, simply cannot dig its way out of debt on its own.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[BRUSSELS -- The cumulative efforts of the European Union, European Central Bank, and private lenders over the last two years in endeavoring to get on top of the eurozone's sovereign-debt crisis already amount to over one trillion euros, yet we are still no nearer solving the crisis than in December 2009, when Greece's dire straits first became apparent.<br />
<br />
It is high time to examine structural solutions and help eurozone countries honor their debts rather than continue to lend them money at higher and higher rates of interest.<br />
<br />
Greece, for one, simply cannot dig its way out of debt on its own. Even the most recently negotiated debt-reduction strategy, a condition for the 130-billion euro bailout, is only aimed at reducing Greece's debt to 120.5 percent of GDP by 2020. Some analysts suggest this effort could easily be derailed by an economic shock or prolonged recession -- or, of course, by a Greek exit or ejection from the eurozone.<br />
<br />
If it is accepted that Greece should remain part of the eurozone -- because the alternative of a return to the drachma would be ten times worse (a view I share) -- then heads of government in the eurozone must accept the inevitable logic that in a single currency area there is a common economic strategy, a single system of governance and a common bond market.<br />
<br />
These are the kinds of moves that Germany, in particular, has been stoutly resisting. And with every bailout, public opinion in northern Europe hardens and provides ammunition for anti-European parties. The recently-agreed Fiscal Compact Treaty, negotiated at the behest of German chancellor Angela Merkel, commits its 25 signatories to greater budgetary discipline in the future, but it will do nothing to bring down current debt levels nor assist growth prospects.<br />
<br />
But Germany and other paymaster countries are ignoring a cheaper and more effective solution to ever increasing demands for tax-payer funded bailouts: a system of eurobonds where the bondholders themselves bear the risks (and the costs) instead of the taxpayers. Mutualizing part of sovereign debt would enable payments to be made at a more sustainable (reasonable) rate than is available on the market to countries in trouble and facing potential further downgrades by credit rating agencies, which only prolong their recovery.<br />
<br />
A recent study by Natixis investment bank has shown that a system of Eurobonds could produce savings on the order of 13.4 billion euros per year for the eurozone as a whole. The main beneficiaries would be the countries currently paying the highest interest on their government borrowing. But even Germany would pay less. It could be based on an insurance-style model with a "no-claims bonus," whereby states that are good performers and do not need to make claims for insurance pay lower rates than poor performers. This would address the dilemma of moral hazard, ensuring that states would pay a real price for fiscal profligacy.<br />
<br />
If a thoroughgoing system of eurobonds is only possible in the longer term, once all the elements of a common European fiscal policy are in place, then a more immediate solution is required to start making inroads on the debt mountain. A <a href="http://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/fileadmin/dateiablage/download/publikationen/working_paper_02_2012.pdf" target="_hplink">proposal</a> from the German government's own Council of Economic Experts for a European Redemption Pact offers the most immediate solution. In it, 2.3 trillion euros would be available for the mutualization of national debt exceeding 60 percent of GDP for those countries not part of a bailout program. It would be a temporary facility (until debts have been brought back down to sustainable levels), thus meeting the concerns of the German constitutional court and the letter of the EU treaties, and it would marry the necessary discipline (repaying debts) with solidarity (sharing low interest rates). This would also act as a substantial firewall for the likes of Italy or Spain, for whom the current and permanent bailout funds combined (the European Financial Stability Facility and the European Stability Mechanism, with some 750 billion euros between them) would still be insufficient. Italy, for instance, owes just under two trillion euros and Spain some 700 billion euros.<br />
<br />
Without such a debt redemption fund or similar system, which rewards the good performers while penalizing the bad, we will continue to have recourse to the ECB injecting hundreds of billions of euros into the banking system every two or three months and appeals to international financial institutions or foreign investors for further handouts. And the hope of an end to the debt crisis will remain an elusive dream.]]></content>
</entry>

<entry>
    <title>Qui connaît monsieur Copé?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guy-verhofstadt/jean-francois-cope_b_1344928.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1344928</id>
    <published>2012-03-14T12:21:14-04:00</published>
    <updated>2012-05-14T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[En réponse à Jean-François Copé, "indigné" par mes propos selon lui "extrêmement choquants" à l'égard de Nicolas Sarkozy, je pose la question suivante: le candidat à la présidence française veut-il vraiment dénoncer le Traité de Lisbonne? Si oui, n'est-ce pas ce que veut l'extrême-droite?]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[Une d&eacute;p&ecirc;che de l'Agence France Presse m'apprend que <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/14/97001-20120314FILWWW00508-cope-indigne-par-verhofstadt.php" target="_hplink">M. Cop&eacute; se serait indign&eacute; de mes propos d'hier dans l'h&eacute;micycle du Parlement Europ&eacute;en, &agrave; l'attention de Nicolas Sarkozy</a>, dont je me demandais effectivement s'il &eacute;tait le candidat de l'extr&ecirc;me-droite &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle fran&ccedil;aise en lieu et place de Marine Le Pen.<br />
<br />
M. Sarkozy pr&eacute;tend vouloir r&eacute;duire de moiti&eacute; l'immigration en France, alors que les trois quarts des immigr&eacute;s qui arrivent sur le sol fran&ccedil;ais le sont par mariage ou regroupement familial. Pour arriver &agrave; ce r&eacute;sultat, la France devrait d&eacute;noncer les conventions internationales qui la lient, et dont elle est d'ailleurs souvent &agrave; l'origine. Accessoirement, la France devra aussi quitter l'UE dont la l&eacute;gislation en mati&egrave;re d'immigration repose pr&eacute;cis&eacute;ment sur ces Conventions et qu'aucun autre chef d'Etat que M. Sarkozy ne d&eacute;nonce. Quitter l'UE? N'est ce pas ce que veut l'extr&ecirc;me droite?<br />
<br />
M. Sarkozy d&eacute;nonce Schengen qui ferait de l'Europe "une passoire". C'est un probl&egrave;me qu'il faut r&eacute;soudre par un renforcement du dispositif des fronti&egrave;res externes de l'Union, et certainement pas par une renationalisation de la politique migratoire. Sign&eacute;s par le pr&eacute;sident Fran&ccedil;ois Mitterrand en 1985, les Accords de Schengen ont &eacute;t&eacute; mis en oeuvre par le gouvernement d'Edouard Balladur en 1994 et sont pleinement int&eacute;gr&eacute;s dans le Trait&eacute; de Lisbonne n&eacute;goci&eacute; par... Nicolas Sarkozy en 2008. Veut-il vraiment d&eacute;noncer le Trait&eacute; de Lisbonne? N'est ce pas ce que veut l'extr&ecirc;me droite?<br />
<br />
Quant au propos de M. Cop&eacute; me rangeant &agrave; gauche, voire &agrave; l'extr&ecirc;me gauche, il doit savoir que je suis ancien Premier ministre belge lib&eacute;ral, chef du groupe parlementaire lib&eacute;ral et d&eacute;mocrate au Parlement europ&eacute;en. Dans le lib&eacute;ralisme, M. Cop&eacute; aime peut-&ecirc;tre la version Takieddine. Moi, j'aime plut&ocirc;t la version lib&eacute;rale soucieuse des libert&eacute;s publiques. Qui veut limiter les libert&eacute;s publiques? N'est ce pas l'extr&ecirc;me-droite?<br />
<br />
Enfin, pour l'anecdote, sachez qu'hier, &agrave; une &eacute;mission radiophonique de grande &eacute;coute du service public, o&ugrave; il n'a pas &eacute;t&eacute; possible de convier un eurod&eacute;put&eacute; UMP, tant l'UMP avait d&eacute;j&agrave; abus&eacute; de son temps de parole, personne du groupe PPE auquel appartient l'UMP, n'a voulu venir au micro d&eacute;fendre les positions de Nicolas Sarkozy. Aucun d&eacute;put&eacute; de la CDU, ni m&ecirc;me du parti du Victor Orban, ni aucun autre membre des partis amis. Et pour une raison simple: la droite parlementaire europ&eacute;enne n'est pas &agrave; l'extr&ecirc;me droite. De m&ecirc;me pour les commissaires du PPE qui se sont &eacute;vertu&eacute;s toute cette semaine &agrave; Strasbourg &agrave; se d&eacute;marquer des propos anti-europ&eacute;ens du candidat de l'UMP. <br />
<br />
La vid&eacute;o o&ugrave; M. Verhofstadt assimile les id&eacute;es anti-europ&eacute;ennes de Nicolas Sarkozy &agrave; celles de l'extr&ecirc;me-droite.<br />
<iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xpfb69"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xpfb69_guy-verhofstadt-compare-nicolas-sarkozy-a-marine-le-pen-au-parlement-europeen_news" target="_blank">Guy Verhofstadt compare Nicolas Sarkozy &amp;agrave; Marine...</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/warrant" target="_blank">warrant</a></i><br />
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<blockquote>>>Lire aussi:<br />
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<a href="http://www.huffingtonpost.fr/damien-abad/guy-verhofstadt-nicolas-sarkozy_b_1346663.html?ref=france" target="_hplink">La tribune de l'eurod&eacute;put&eacute; Damien Abad</a>, en r&eacute;ponse &agrave; celle de Guy Verhofstadt.</blockquote>]]></content>
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    <title>Libérer l'économie grecque</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/guy-verhofstadt/grece-euro_b_1293563.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1293563</id>
    <published>2012-02-23T00:00:00-05:00</published>
    <updated>2012-04-23T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Sur le papier, la crise grecque paraît réglée. Mais je crains que cela ne suffise pas à stabiliser la dette à 120% du PIB à l'horizon 2020. Le seul moyen de nettoyer les écuries d'Augias est de provoquer une grande vague de libéralisation visant à découpler le travail de l'Etat.]]></summary>
    <author>
        <name>Guy Verhofstadt</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/guy-verhofstadt/"><![CDATA[Sur le papier, la crise grecque para&icirc;t r&eacute;gl&eacute;e. A lire l'accord de refinancement conclu ce mardi &agrave; l'aube, Ath&egrave;nes semble &agrave; l'abri d'un d&eacute;faut de paiement pour une dizaine d'ann&eacute;es. Sans nier les efforts consentis tant par les cr&eacute;anciers publics et priv&eacute;s de la Gr&egrave;ce que par les Grecs eux m&ecirc;mes, je crains n&eacute;anmoins que cela ne suffise pas &agrave; stabiliser la dette &agrave; 120% du PIB &agrave; l'horizon 2020.<br />
<br />
Les taux d'int&eacute;r&ecirc;ts grecs restent en effet quinze fois plus &eacute;lev&eacute;s que les taux allemands, ce qui alourdit le service de la dette au moment o&ugrave; ce pays est d&eacute;j&agrave; gravement affect&eacute; par une r&eacute;cession qui menace toute l'Union europ&eacute;enne. En r&eacute;alit&eacute; ce nouveau plan d'aide intervient une fois encore trop tard pour stabiliser la situation, victime des m&ecirc;mes atermoiements que toutes les tentatives pr&eacute;c&eacute;dentes depuis deux ans. Le temps perdu ne se rattrape pas. Peut &ecirc;tre les dirigeants de l'Eurozone pourraient au moins &eacute;viter d'en g&acirc;cher davantage pour passer directement &agrave; l'&eacute;tape suivante.<br />
<br />
Certes l'&eacute;conomie grecque est &agrave; refonder, c'est ind&eacute;niable. Mais ce n'est pas en matraquant socialement et fiscalement le secteur priv&eacute; que les Grecs vont y parvenir. Le pays souffre d'une hypertrophie du secteur public, favoris&eacute;e par un syst&egrave;me politique clanique reposant sur le client&eacute;lisme. Le seul moyen de nettoyer les &eacute;curies d'Augias et de faire entrer les Grecs dans la modernit&eacute; &agrave; laquelle ils aspirent est de provoquer une grande vague de lib&eacute;ralisation visant &agrave; d&eacute;coupler le travail de l'Etat.<br />
<br />
C'est tout le march&eacute; du travail qu'il faut donc r&eacute;former dans un premier temps, ainsi que supprimer les barri&egrave;res administratives et r&egrave;glementaires restreignant l'activit&eacute; &eacute;conomique, puis il faudra privatiser les entreprises publiques, sit&ocirc;t la situation &eacute;conomique suffisamment stabilis&eacute;e pour &eacute;viter le bradage des biens nationaux &agrave; vil prix. Pour accompagner cette r&eacute;volution structurelle, l'UE a encore une carte &agrave; jouer: anticiper le versement des 15 milliards d'euros programm&eacute;s pour la Gr&egrave;ce au titre de la politique r&eacute;gionale d'ici 2013 et investir cette manne dans des fili&egrave;res d'avenir susceptibles d'alimenter une croissance durable.<br />
<br />
On le voit, la bonne gouvernance de la Gr&egrave;ce ne peut se limiter &agrave; la stabilit&eacute; budg&eacute;taire, quels que soient les m&eacute;rites pour l'Acropole de la culture rh&eacute;nane en la mati&egrave;re. La stabilit&eacute; des finances publiques n'est qu'un des &eacute;l&eacute;ments d'une politique globale qui doit aussi conjuguer la solidarit&eacute; et la croissance. Une perspective dont la Gr&egrave;ce n'est d'ailleurs pas seule &agrave; avoir besoin. Une douzaine de chefs d'Etat et de gouvernement, conduits par le Premier ministre italien Mario Monti, viennent d'adresser une lettre &agrave; la Commission europ&eacute;enne pour r&eacute;clamer des mesures en faveur de l'activit&eacute; &eacute;conomique et de la cr&eacute;ation d'emplois.<br />
<br />
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel monopolisent depuis des mois la parole europ&eacute;enne. Il est bon que d'autres leur rappellent  que c'est unis que les Europ&eacute;ens trouveront des solutions. Et &agrave; cet &eacute;gard, deux chantiers sont d&eacute;sormais &agrave; rouvrir d'urgence: celui des euro-obligations et celui du budget europ&eacute;en pour la p&eacute;riode 2014-2020.<br />
<br />
Le d&eacute;bat sur les euro-obligations n'est pas clos sous pr&eacute;texte que "Merkozy" en ont d&eacute;cid&eacute; ainsi. De multiples forces politiques au sein du Parlement europ&eacute;en, mais aussi des personnalit&eacute;s du Conseil, ont l'intention de creuser ce sujet &agrave; la faveur de la discussion ouverte par la Commission europ&eacute;enne. Il est d'ailleurs savoureux de constater que la derni&egrave;re contribution nous vient d'Allemagne et plus pr&eacute;cis&eacute;ment des Cinq sages du Conseil &eacute;conomique consultatif de la Chancellerie. La Chanceli&egrave;re serait d'ailleurs bien avis&eacute;e de s'en inspirer.<br />
<br />
Ces derniers recommandent la cr&eacute;ation d'une Caisse commune d'amortissement de la dette souveraine cumul&eacute;e au del&agrave; de 60% du PIB par Etat membre, avec une responsabilit&eacute; conjointe des &eacute;missions obligataires. Cela repr&eacute;senterait un march&eacute; obligataire europ&eacute;en stable et attrayant pour les investisseurs, pesant plus de 2300 milliards d'euros, et, selon les projections de Natixis, des gains consid&eacute;rables pour le service de la dette qui diminuerait de 3 milliards par an pour la Gr&egrave;ce, de 780 millions pour la France et m&ecirc;me de 450 millions pour l'Allemagne par rapport &agrave; la situation actuelle.<br />
<br />
L'autre terrain sur lequel l'UE peut agir avec efficacit&eacute; est celui de la croissance. Depuis des mois, les vingt-sept sont saisis de propositions &agrave; la fois prudentes et ambitieuses de la Commission europ&eacute;enne pour doper la croissance europ&eacute;enne: il s'agit de la Strat&eacute;gie UE 2020, coupl&eacute;e au cadre financier pluriannuel courant jusqu'&agrave; cette &eacute;ch&eacute;ance. C'est &agrave; chaque Etat de mener les r&eacute;formes n&eacute;cessaires pour atteindre les objectifs de convergence &eacute;conomique qu'exige l'appartenance &agrave; une m&ecirc;me zone mon&eacute;taire. Mais d'une part c'est en commun que les objectifs doivent &ecirc;tre d&eacute;finis et les d&eacute;s&eacute;quilibres macro-&eacute;conomiques, y compris les exc&eacute;dents, identifi&eacute;s, et d'autre part il faut faire du budget europ&eacute;en un catalyseur en mati&egrave;re de recherche et d'innovation. Une nouvelle politique industrielle europ&eacute;enne a d'abord besoin d'infrastructures en t&eacute;l&eacute;communications, en r&eacute;seaux d'&eacute;nergies renouvelables, en transports et en p&ocirc;les universitaires d'excellence.<br />
<br />
A cet effort budg&eacute;taire forc&eacute;ment limit&eacute; par la rigueur, doit s'ajouter un appel &agrave; l'&eacute;pargne publique europ&eacute;enne. Il faut des emprunts obligataires europ&eacute;ens, adoss&eacute;s &agrave; la BEI et en renfort du budget europ&eacute;en, pour le financement de grands travaux mobilisateurs car porteurs d'une nouvelle croissance pour l'Europe et de nouveaux emplois pour les Europ&eacute;ens. L'&eacute;pargne des Europ&eacute;ens doit abonder l'&eacute;conomie europ&eacute;enne.<br />
<br />
Stabilit&eacute;, solidarit&eacute;, croissance. Rien ne sera toutefois possible sans confiance. Ce que la crise grecque a montr&eacute;, c'est une absence de confiance mutuelle entre Europ&eacute;ens. Une d&eacute;fiance amplifi&eacute;e par la gestion purement intergouvernementale de ce dossier pourtant d'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral europ&eacute;en. De fait, la France et l'Allemagne ont ajout&eacute; &agrave; la trag&eacute;die grecque en donnant l'impression de vouloir placer Ath&egrave;nes sous tutelle alors que la crise obligataire grecque concerne toute l'Eurozone.<br />
<br />
La Gr&egrave;ce fait partie de l'UE et l'UE dispose des institutions, &agrave; commencer par la Commission, lui permettant de contr&ocirc;ler s&eacute;rieusement la situation, sans l'interf&eacute;rence d'un directoire autoproclam&eacute;. Ces institutions communes sont seules de nature &agrave; restaurer la confiance de nos concitoyens car elles garantissent une &eacute;galit&eacute; de traitement. C'est pourquoi, au Parlement europ&eacute;en, nous militons pour que cette crise soit l'ultime occasion de replacer la construction europ&eacute;enne sur les rails de la m&eacute;thode communautaire.]]></content>
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